Energy Observer, nouvelle campagne en mer
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Energy Observer, nouvelle campagne en mer

Energy Observer, le premier navire électrique propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène reprend la mer.

2018 : La Méditerranée. C’est l’intitulé du nouveau chapitre de l’Odyssée pour le futur qui attend toute l’équipe d’Energy Observer, le premier navire électrique propulsé aux énergies renouvelables et à l’hydrogène. Après 4000 milles parcourus pendant un tour de France en 2017 et un chantier d’optimisation, l’équipage mené par Victorien Erussard, fondateur et capitaine, et Jérôme Delafosse, chef d’expédition, a quitté le Vieux Port de Marseille ce mercredi 28 mars, direction la Corse, puis l’Italie, la Tunisie, Israël, l’Egypte… et bien d’autres pays, pour un tour complet du bassin Méditerranéen. Un parcours pour continuer à tester les technologies d’Energy Observer en conditions extrêmes, mais aussi découvrir les enjeux de la Mer du milieu, véritable laboratoire du réchauffement climatique.

Un navire optimisé, une mission consolidée et de nouveaux partenaires embarqués. « Nous repartons plus forts » se réjouit Victorien Erussard, fondateur et Capitaine d’Energy Observer, à l’occasion de la conférence de presse accueillie par la Région Provence Alpes Côte d’Azur, quelques instants avant de reprendre la mer à bord de son navire expérimental aux énergies du futur, le premier capable de produire son hydrogène à bord, grâce aux énergies renouvelables.

Une autonomie énergétique en théorie acquise

Lors du tour de France, l’équipage composé d’ingénieurs et de navigateurs a pu tester en conditions réelles chacune des briques technologiques du navire, sorties tout droit des laboratoires. Et après 4000 milles, les résultats sont déjà concluants : « Le système est opérationnel, nous avons éliminé les différentes défaillances techniques qui nous gênaient au début de l’expédition. L’autonomie énergétique est en théorie acquise, mais en pratique le rythme et la vitesse que nous imposons au navire pendant ce tour du monde rend le défi technologique encore plus grand, et nous oblige à rester humbles ».

C’est là tout l’intérêt du projet lancé il y a plus de 5 ans à Saint-Malo : tester en conditions extrêmes et réelles, les technologies préfigurant les réseaux énergétiques de demain pour les rendre performantes et applicables à grande échelle. « Nous sommes aujourd’hui trop lents (4,5 nœuds de moyenne), il reste encore beaucoup de travail pour atteindre notre objectif qui se situe entre 8 et 10 nœuds. Les conditions d’ensoleillement très favorables de la Mer Méditerranée, vont nous permettre ainsi de profiter d’une énergie inépuisable, et même excédentaire, que nous allons pouvoir revaloriser en hydrogène et ainsi augmenter notre vitesse, et prolonger notre autonomie ».

En effet, l’hydrogène est au cœur du projet Energy Observer. À bord du bateau, il a permis au navire de faire un gain de poids considérable (50% du déplacement du navire) par rapport à une solution exclusive de stockage batteries. Utilisé comme moyen de stockage de l’énergie, il est à terre comme en mer, la clé pour pallier à l’intermittence des énergies : pour valoriser l’excédent énergétique et ainsi prolonger l’autonomie des installations mobiles ou stationnaires. C’est ce modèle basé sur la mixité des énergies renouvelables et le double stockage que l’équipe d’Energy Observer part promouvoir autour du monde.

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