Contrôler un voilier d’occasion
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Contrôler un voilier d’occasion

Acheter un voilier d’occasion est une opération ou la passion peut, parfois, l’emporter sur la raison. Un coup de cœur ne doit pas exclure un contrôle méticuleux du voilier avant l’achat afin d’éviter les déconvenues.

Contrôler un voilier d’occasion, avant un achat, c’est s’attacher à vérifier tous les points sensibles, du moteur à l’accastillage en passant par la coque et le gréement. Il est important de prendre, lors d’une deuxième visite, le temps de faire le tour du bateau et de prendre le recul nécessaire afin de prendre la bonne décision.

Dans tous les cas, pour contrôler un voilier d’occasion, n’hésitez pas à faire appel à un expert si l’investissement dépasse les 5000 euros. Cela permet d’envisager les frais à prévoir et d’avoir un regard extérieur sur le voilier. De plus, une expertise pourra être demandée par votre assureur et celle ci pourra être utile dans le cas d’un vice caché. Donc, voyons les points à vérifier avant d’acheter un voilier d’occasion.

Le moteur.

Que le moteur soit un moteur diesel ou un hors bord, celui-ci doit être vérifié avec grand soin. Le cout d’un remplacement, ou d’une remise en état d’un moteur peut très vite monter.
Avant toute chose, demandez à démarrer le moteur à froid. Pour cela vérifiez que le moteur ne soit pas chaud avant de le démarrer. Ensuite voyez son comportement au démarrage (temps, fumées,…). Si des fumées noires ou bleues persistent, ce n’est pas bon signe, des frais sont à prévoir. Son état extérieur doit vous donner une idée du suivi du moteur, les peintures, la rouille, le fond de cale, l’hélice,…Fuyez un voilier avec un moteur qui ne démarre pas et dont l’aspect est plus que douteux.

Pour la suite, demandez au propriétaire le carnet d’entretien et les factures afin de vous assurer du bon suivi du moteur. Il doit être régulier.
Dans le cadre d’un moteur in bord. Une analyse d’huile pourra vous donner beaucoup d’élément quant à son état.

Le gréement.

Le gréement est un autre poste important à contrôler un voilier d’occasion. Un changement de gréement dormant peut vite monter là aussi. Comptez entre 1000 et 1500 euros pour un changement total des câbles sur un voilier de moins de 8 mètres. Même si des gréements dormant peuvent durer très longtemps, il faut partir du principe qu’un gréement de plus de 10 ans doit être surveillé de très près et, éventuellement, changé. Demandez les factures.

Si vous n’avez aucunes visibilités sur celui-ci, notamment pour un bateau de 15-20 ans, ne vous posez pas de questions et changez le. Des professionnels proposent des visites de contrôle, cela peut être une bonne idée. Les points à vérifier sont les points d’ancrage, sertissage,… (Voir fiche contrôler un gréement). Dans tous les cas, une attention particulière doit être portée à l’étai si votre voilier est équipé d’un enrouleur de génois. Ce câble travaillant beaucoup lors des enroulements, il est conseillé de le changer plus régulièrement. Si vous n’avez pas de suivi, changez-le.

Œuvres vives et oeuvres mortes.

Contrôler un voilier d’occasion passe par les oeuvres vives et les oeuvres mortes. Pour vérifier cet aspect du bateau, il doit être mis au sec. N’achetez jamais un bateau sans avoir vue ses œuvres vives (la partie immergée de la coque).
La quille : Avant toute chose, mettez vous devant le bateau et vérifiez qu’elle soit dans son axe, cela vous permettra de savoir si elle a bougé. Contrôlez bien les bords et la jonction avec la coque afin de vérifier que le bateau n’a pas talonnée (nous verrons ci-dessous l’autre contrôle à effectuer pour les talonnages). Concernant l’éventuelle rouille. Ne vous inquiétez pas de cela, il y en aura toujours et ça se traite sois même.

Dérive et quille

La dérive  ou la quille relevable : Vérifiez le fonctionnement du mécanisme de remontée de la dérive et, dans le même temps, l’accès à ce dernier pour des vérifications ou interventions futures.
Les œuvres mortes : Il y a plusieurs points à contrôler sur la coque d’un bateau. Faites un tour attentif du bateau afin de repérer toute réparation éventuelle (faites un tour complet des œuvres mortes et œuvres vives). Attention : un bateau réparé n’est pas une mauvaise chose si cela a été fait dans les règles de l’art.

L’osmose

Passons à l’osmose…On n’a jamais vu un bateau couler suite à de l’osmose. Cependant, un bateau osmosé doit être traité car il perd de ses qualités techniques et mécaniques et prend du poids. L’osmose doit être contrôlé par un expert, il n’y a pas vraiment d’autres solutions sauf si le bateau est déjà bien atteint. Un traitement est très long et son coût est très élevé. Les signes apparents de l’osmose sont des bulles sur la coque d’où. Lorsque vous les percez, coule un liquide à forte odeur de vinaigre. Un traitement préventif passé ne doit pas vous exonéré du contrôle. On a déjà vu des bateaux traité, coque étanchéifiée et l’eau, dans la coque enfermée car le traitement avait été mal fait….donc tout est à refaire. L’idéal est de pouvoir contrôler une coque sans antifouling et non préparée.

Le pont.

Sur le pont d’un bateau, il convient de vérifier les points suivants : Jonction coque-pont, l’état de l’accastillage et…la rigidité du pont. Un pont mou, qui s’enfonce quand on marche dessus est un pont délaminé. Le délaminage se retrouve sur des ponts en sandwich. Ce procédé consiste à injecter de la mousse entre deux surfaces. Si de l’eau s’est infiltrée entre ces deux surfaces, la mousse se désagrège et le pont devient mou. C’est là aussi un travail assez long (mais pas compliqué).

L’intérieur.

L’intérieur n’est pas à oublier quand on veut contrôler un voilier d’occasion. Dans un premier temps, l’intérieur peut vous donner des indications sur la vie du bateau. La première chose à faire est de soulever les fonds quand vous pouvez un avoir accès. De là, vérifiez soigneusement les varangues. Elles vous diront si le bateau a talonné ou connu un choque brutal. Si elles sont abîmées, voire cassées…passez votre chemin.

Vérifiez bien si la peinture les recouvrant n’est pas écaillée (parallèlement à la varangue), c’est un signe. L’autre indicateur est le contre moule, voir les cloisons. Si elles ont bougé, sont fissurées, cela peut aussi, être un signe. Dans tous les cas, si vous avez un doute, contactez un expert. Attention, là aussi, cela ne veut pas dire que le bateau n’est pas navigable.

Quand ces éléments sont contrôlés, attachez vous à repérer les frais à venir. Parmi ceux ci, le circuit électrique, l’équipement du bateau, la présence d’humidité (étanchéité des hublots, des fixations sur le pont comme les reprises de cadènes, les fixations de l’accastillage, des chandeliers,…). Pensez à prendre un maximum de photos du bateau que vous pourrez regarder à tête reposée ensuite.

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